Juillet–Septembre 2002

Assise 1986–2002 :
Les sens des rencontres de prière pour la paix

fr. Benoît-Dominique de La Soujeole, O.P. *

Lorsque Jean-Paul II prit l’initiative, en 1986, d’inviter à Assise de nombreux représentants des autres Églises et communautés chrétiennes et des autres religions du monde, afin de prier pour la paix, il a surpris tout le monde1. Les médias ont, trop souvent, voulu faire du sensationnel à cette occasion. Ils n’ont pas manqué d’interpréter cette initiative dans un sens syncrétiste. Une lecture superficielle de l’événement a pu laisser croire même à une sorte de capitulation du catholicisme. Ce bastion du dogmatisme serait en train de s’effondrer sous la poussée irrésistible du relativisme confessionnel. Seize ans plus tard, le même Jean-Paul II invite à une rencontre semblable à Assise, et les moyens de communication sociale sont moins attentifs. Il n’y a plus l’attrait de la nouveauté… Entre-temps, l’encyclique Ut unum sint et la déclaration Dominus Iesus, entre autres, ont clairement montré la vigilance du Siège apostolique en matière de dogme.

Nous souhaitons ici rappeler quelques points importants pour faire en sorte que les deux rencontres interreligieuses d’Assise soient plus justement comprises. En nous situant hors de l’agitation médiatique, il nous faut en pénétrer le sens déterminant

Assise : deux événements

Devant ces deux rencontres interreligieuses, notre attitude de fond ne peut pas être : pour ou contre ? C’est là une question piégée relevant d’un journalisme médiocre. Comme si nous étions a priori devant une alternative simple de oui ou de non. La vraie question, pour le croyant, est plutôt la suivante : qu’est-ce que Dieu nous dit par ces événements ? Un événement est une catégorie biblique très précise et profonde qui permet de comprendre la manière que Dieu adopte pour se révéler. Dieu se révèle par les paroles de ses envoyés les prophètes. Mais Dieu se révèle aussi, et en un sens plus fondamentalement, par les événements qu’il dirige et dont ses envoyés donnent l’intelligence. La sortie d’Égypte du peuple choisi est le fait majeur de l’Ancien Testament, et il permet de lire le fait majeur de la pâque du Christ. Des faits de l’histoire portent ainsi une révélation. C’est là une des marques propres du judaïsme et du christianisme : l’historicité. Depuis la mort du dernier apôtre, la révélation est close en ce sens que toutes les vérités nécessaires au salut sont données. Nous n’attendons pas de nouveaux dons de Dieu (un huitième sacrement par exemple). Nous sommes sous le régime de la tradition du dépôt. L’événement prend alors, dans ce temps qui est le nôtre, une autre dimension. Il ne sera pas constitutif du dépôt révélé, mais un élément de la tradition interprétative de ce dépôt. Il doit nous conduire à en prendre une conscience plus profonde, plus exigeante. Nous devons concevoir et vivre ce dépôt, non seulement comme donné une fois pour toutes, une espèce de rente, mais aussi comme indiquant des nouveautés à chaque époque. En langage théologique moderne, ces évènements sont appelés signes des temps. Vatican II s’exprime ainsi :

« Pour mener à bien cette tâche (continuer, sous l’impulsion de l’Esprit consolateur, l’œuvre même du Christ), l’Église a le devoir, à tout moment, de scruter les signes des temps, et de les interpréter à la lumière de l’Évangile… » (Gaudium et spes, nº 4)

Quels sont donc les signes des temps qui, aujourd’hui, constituent des faits provoquant la communauté chrétienne à un approfondissement de l’intelligence et des exigences de sa foi ? Le concile en a énumérés plusieurs. Pour notre sujet, il y en a un tout à fait déterminant : la mondialisation2. Ce mouvement, de soi porté par le simple développement technique des communications, recèle une invitation divine pressante, devient un critère de fidélité à l’Évangile. Dans ce contexte, les deux invitations de Jean-Paul II à Assise constituent pour les chrétiens – en tout premier lieu les catholiques – un événement dont le sens doit être précisément discerné.

L’événement dans la vie du Peuple de Dieu a les caractéristiques suivantes : il s’agit d’une intervention souveraine et soudaine de l’Esprit de Dieu dans l’histoire. L’événement implique une nouveauté, un imprévu, un dynamisme. C’est la puissance de Dieu qui se manifeste et qui sollicite ses envoyés à en donner le sens. Dieu agit aussi autrement, de façon plus prévisible, exprimant ainsi la continuité de ses desseins. Par exemple, la vie de la communauté chrétienne est comme « rythmée » quotidiennement par les sacrements. La présence de Dieu à l’humanité joue sur deux registres : une permanence, une constance, et d’autre part à chaque époque, une nouveauté, une initiative nouvelle. Dieu dit sa fidélité selon ces deux manières : dans la continuité et dans la nouveauté. La fidélité de l’homme à Dieu s’exprime par une réponse qui aura les mêmes caractéristiques. D’abord par la fidélité-permanence qui est la réponse de l’homme à la constance divine ; ensuite par la fidélité-adaptation qui répond à l’initiative gratuite de Dieu. Sans fidélité-permanence, pas de fidélité-adaptation, et réciproquement. L’accueil des deux événements d’Assise nous demande, sur la base de notre fidélité-permanence, un effort de fidélité-adaptation.

La convocation du concile Vatican II par Jean XXIII, qui elle aussi a surpris tout le monde, a été un événement servi par le charisme propre de l’évêque de Rome3. Il a fallu alors à tous les catholiques une fidélité-adaptation. C’est un peu la même chose pour les rencontres d’Assise : le charisme propre du pape sert un événement qui est d’abord l’œuvre de l’Esprit.

Les latins, en raison de leur génie propre qui les porte plus volontiers à l’ordre, à l’organisation, sont peut-être plus facilement déroutés que d’autres devant les nouveautés. Nous pourrions être enclins à « institutionnaliser » l’événement, au point de penser à une périodicité régulière de ce type de rencontre. Or il ne semble pas que cela soit dans l’intention du pape. La première rencontre d’Assise a eu pour contexte l’année internationale de la paix proclamée par l’ONU ; la seconde a clairement pour toile de fond les faits tragiques du 11 septembre 20014. Le choix des deux dates n’implique aucune idée d’anniversaire. Par ailleurs, nous pouvons sous-estimer l’événement en faisant primer le discours sur le fait. Dans l’événement le fait est toujours premier, et c’est lui qui d’abord nous enseigne. Pour Assise, le fait même de la rencontre largement interreligieuse nous montre le dessein de Dieu qui veut l’unité des hommes avec lui et entre eux. Il nous rappelle que cette unité ne peut venir que de lui. Ce n’est que si l’on se laisse enseigner, avec une docilité qui ne peut venir que de l’Esprit-Saint, par le fait lui-même que l’on peut ensuite entendre les paroles qui sont au service du sens religieux de l’événement. Celles-ci expriment à la fois la nouveauté de l’événement et la continuité dans lequel il s’inscrit.

La nouveauté de l’événement

Assurément, la nouveauté que les rencontres d’Assise ont manifesté touche le pluralisme religieux. Le fait de la diversité confessionnelle a pu devenir dans l’histoire un facteur de division et d’hostilité réciproque. Cela demeure toujours. Progressivement cependant, les oppositions reculent et peuvent laisser la place à une certaine coexistence. L’Esprit de Dieu intervient plus spécialement pour faire des religions des artisans de véritable paix. Les rencontres d’Assise prennent place dans une dynamique pacifique :

« A Assise, tous les représentants des Églises et communautés chrétiennes, et des religions du monde, s’efforceront uniquement d’implorer de Dieu le grand don de la paix. (…) ce fait, si important pour le processus de réconciliation des hommes avec Dieu et entre eux… »5

La grande nouveauté est de présenter les religions comme un facteur d’unité et non plus d’hostilité :

« Face à la violence, qui en ces temps sévit dans tant de régions de la terre, ils (les hommes et les femmes des diverses appartenances religieuses) ressentent le besoin de montrer que les religions sont un facteur de solidarité, en désavouant et en isolant ceux qui utilisent le nom de Dieu à des fins et avec des méthodes qui, en réalité, l’offensent. »6

Tout homme aujourd’hui vit dans un contexte social de pluralisme religieux. Le double événement d’Assise veut montrer à tous que ce pluralisme n’est pas de soi un facteur de violence. Les religions doivent au contraire servir la paix :

« Dieu est souverainement fidèle à lui-même et à l’homme, même quand l’être humain s’éloigne de lui. C’est pourquoi les religions sont au service de la paix. Il leur appartient, et il appartient surtout à leurs responsables, de promouvoir parmi les hommes de notre temps une conscience renouvelée de l’urgence de bâtir la paix. »7

Pour bien saisir le sens de l’événement dans toute sa portée, il faut le replacer dans la continuité fondamentale du dépôt de la foi.

La continuité dans laquelle s’inscrit l’événement

La nouveauté de ce regard porté sur le pluralisme religieux doit s’intégrer dans la continuité fondamentale de notre foi. A cet égard l’enseignement de Jean-Paul II a été et demeure clair pour qui veut bien l’entendre. Nous rappelons ici l’essentiel en soulignant d’abord le cadre dogmatique de cet enseignement, puis sa portée morale.

D’un point de vue dogmatique, le pape a rappelé à de nombreuses reprises que les évènements interreligieux d’Assise ne sauraient signifier un syncrétisme ou un relativisme quelconque8. Le plus long et clair développement à ce sujet nous est donné par le discours suivant :

« Je voudrais que ce fait (la première rencontre d’Assise), si important pour le processus de réconciliation des hommes avec Dieu et entre eux, soit vu et interprété par tous les fils de l’Église à la lumière du concile Vatican II et de ses enseignements.

Au Concile, en effet, l’Église a beaucoup réfléchi, sous l’inspiration du Saint-Esprit, sur sa position dans un monde toujours plus marqué par la rencontre des cultures et des religions.

Selon le Concile, l’Église est toujours plus consciente de sa mission et de son devoir, de ce qui est même sa vocation essentielle, d’annoncer au monde le vrai salut qui ne se trouve qu’en Jésus-Christ, Dieu et homme.

Oui, c’est dans le Christ seul que tous les hommes peuvent être sauvés. « Car aucun autre nom sous le ciel n’est offert aux hommes pour que nous puissions être sauvés. » (Ac. 4, 12) Mais puisque depuis le début de l’histoire tous les hommes sont ordonnés au Christ (Lumen gentium 16), celui qui est fidèle en vérité à l’appel de Dieu, dans la mesure où il connaît cet appel, peut arriver au salut acquis par le Christ (ibid.).

Consciente de la vocation commune de l’humanité et de l’unique dessein de salut, l’Église se sent liée à tous et à chacun, comme le Christ « s’est uni d’une certaine manière à tout homme » (Gaudium et spes nº 22 ; enc. Redemptor hominis). Et à tous et à chacun elle proclame que le Christ est le centre du monde créé et de l’histoire.

Précisément parce que le Christ est le centre de tout dans l’histoire et dans le cosmos, et parce que « personne ne vient au Père sinon par lui » (Jn. 14, 6), nous pouvons nous tourner vers les autres religions dans une attitude marquée tout à la fois par le respect sincère, et par le fervent témoignage du Christ en qui nous croyons. Car en elles se trouvent les semina Verbi, le « rayonnement de l’unique vérité » dont parlaient déjà les premiers Pères de l’Église, qui sont vivants et travaillent au milieu du paganisme, et auxquels le Concile Vatican II fait référence dans la déclaration Nostra aetate (nº 2) comme dans le décret ad gentes (nos 11 et 18). Nous connaissons ce que nous croyons être les limites de ces religions, mais cela n’empêche en aucune manière qu’il y ait en elles des valeurs et des qualités religieuses, même insignes (Nostra aetate, nº 2).

Ce sont là précisément les « traces » ou les « germes » du Verbe, et les « rayons » de sa vérité. Parmi ceux-ci se trouve sans aucun doute la prière, souvent accompagnée par le jeûne, par d’autres pénitence ou par le pèlerinage à des lieux sacrés, entourés d’une grande vénération. »9

Ce n’est pas le lieu ici de nous étendre sur la doctrine catholique du dialogue interreligieux. Notons seulement que les événements d’Assise ne remettent nullement en cause les principes dogmatiques rappelés à Vatican II. C’est sur leur fondement même que les rencontres d’Assise ont été pensées et voulues par le pape.

Au plan moral, ces événements constituent un rappel urgent, adressé au monde, et aux chrétiens particulièrement, de ce qui fait le fondement d’une vie proprement religieuse : l’attitude contemplative de la prière. Cela peut paraître banal – et théologiquement ça l’est assurément – mais il s’agit ici de notre vie la plus concrète. A nous de nous interroger sur notre propension à l’activité au détriment de notre vie contemplative de prière. Ce qui se joue là est d’une importance extrême : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire. » (Jn. 15, 5) La paix, que ce soit dans les relations personnelles ou dans les relations entre groupes, jusqu’aux relations internationales elles-mêmes, est un don qu’il faut implorer de Dieu :

« Le rassemblement de tant de chefs religieux pour prier est en lui-même une invitation faite aujourd’hui au monde à prendre conscience qu’il existe une autre dimension de la paix, et une autre manière de la promouvoir, qui ne sont pas le résultat de négociations, de compromis politiques ou de marchandages économiques. Elles résultent de la prière qui, dans la diversité des religions, exprime une relation avec une puissance suprême qui surpasse nos seules capacités humaines. »10

Tout bien, et la paix en est un des plus grands, est don de Dieu. La paix ne peut venir que « d’en-haut », ne peut qu’être d’abord accueillie pour germer et fructifier dans les cœurs :

« Si la paix est un don de Dieu et a sa source en lui, où est-il possible de la chercher, et comment pouvons-nous la construire si ce n’est dans un rapport intime et profond avec lui ? Bâtir la paix dans l’ordre, dans la justice et dans la liberté requiert donc l’engagement prioritaire de la prière, qui est ouverture, dialogue et en dernier ressort union avec Dieu, source originelle de la paix véritable.

Prier ne signifie pas s’évader de l’histoire ni des problèmes qui s’y présentent. Au contraire, cela consiste à choisir d’affronter la réalité non pas seul, mais avec la force qui vient d’en-haut, la force de la vérité et de l’amour, dont la source ultime est en Dieu. Face aux pièges du mal, l’homme religieux sait qu’il peut compter sur Dieu, volonté absolue de bien ; il sait qu’il peut le prier pour obtenir le courage d’affronter les difficultés, même les plus dures, avec sa responsabilité personnelle, sans céder au fatalisme ou à des réactions impulsives. »11

Aussi, les rencontres d’Assise sont un rappel moral d’une extrême importance pour les chrétiens et pour tous les hommes : il s’agit de retrouver, approfondir, et développer une authentique attitude religieuse devant les défis personnels comme sociaux de ce monde. Le témoignage de la prière, sans syncrétisme mais dans le respect mutuel, est le signe premier et décisif face au mal :

« Notre rencontre atteste seulement – et c’est là sa grande signification pour les hommes de notre temps – que, dans la grande bataille pour la paix, l’humanité avec sa diversité même, doit puiser aux sources les plus profondes et les plus vivifiantes où la conscience se forme, et sur lesquels se fonde l’agir moral des hommes. »12

Les rencontres d’Assise devraient être, dans les régions du monde touchées par la baisse de l’attitude religieuse, spécialement en Europe de l’Ouest, reçues comme un signe des temps des plus clairs trouvant son sens précis comme un témoignage très fort de la vraie urgence d’aujourd’hui : retrouver une authentique relation contemplative avec Dieu. Le 6 avril 1986 le pape annonçait la date retenue pour cette rencontre en ces termes :

« Cette rencontre veut être le point de convergence d’un vaste mouvement de réflexion et de prière dont dès maintenant les fidèles de toute foi religieuse doivent se sentir partie prenante.

La paix est un bien si fondamental et en même temps si menacé qu’elle suscite chez les personnes conscientes une anxiété constante et parfois même un sentiment d’impuissance. Elle semble parfois un but humainement impossible à atteindre. Mais le croyant sait qu’il peut compter, pour ce défi démesuré, sur l’aide qui lui vient d’en-haut. Aussi est-il urgent qu’une supplication commune monte avec insistance de la terre vers le ciel, pour implorer du Tout-Puissant, entre les mains de qui repose le destin du monde, le grand don de la paix, condition nécessaire à tout engagement sérieux au service du vrai progrès de l’humanité. »13

Il vaut la peine de relever les trois adjectifs de la dernière phrase : la prière est nécessaire : elle n’est donc pas facultative ; pour un engagement sérieux : sans elle, notre engagement – quelque soit sa générosité – sera vain et nous laissera découragés ; en faveur d’un progrès vrai : sans elle, le progrès éventuellement constaté sera faux ; il aura peut-être l’apparence d’un mieux, mais ce sera trompeur. On peut résumer cela comme une devise de vie : nécessité du sérieux pour la vérité. C’est premièrement la prière qui peut l’assurer. Et la prière est justement l’attitude religieuse fondamentale de l’homme dans toute religion.

Conclusion

Ce n’est probablement pas un hasard si les deux initiatives des rencontres d’Assise sont venues du Siège apostolique. Nous croyons, en effet, que l’Église est le signe, l’instrument et la réalité de l’union des hommes avec Dieu et entre eux (Lumen gentium nº 1). Nous croyons que cette Église subsiste dans son intégralité et dans son intégrité dans l’Église catholique (Lumen gentium nº 8 §2). C’est par conséquent son premier pasteur qui a reçu du Christ la responsabilité la plus haute dans l’annonce et le témoignage de l’Évangile. C’est cela aussi qui est, pour nous catholiques, manifesté à Assise. Non point que nous en tirions une fierté particulière. Si nous avons reçu la grâce d’être membre de cette communauté si richement dotée par la fidèle miséricorde de Dieu, il faut savoir que nous en serons plus sévèrement jugés : qu’as-tu fait de tes talents ? Nous aurons à rendre compte (Mt. 25, 14). C’est ce que fait Jean-Paul II en conviant les responsables religieux du monde à une démarche de prière qui manifeste déjà, même imparfaitement, cette unité des hommes avec Dieu et entre eux, pour laquelle le Christ est mort en croix. Voilà, en définitive, le sens de l’événement d’Assise : les hommes, touchés de diverses manières par la grâce du Christ, commencent à être visiblement rassemblés par cette grâce, servie fidèlement par le successeur de Pierre, dans une attitude semblable de prière. Un jour, les hommes seront dans une attitude commune de prière, rassemblés dans un unique troupeau, sous un seul pasteur. Ce jour-là, les deux dates d’Assise révèleront avec évidence ce qu’elles sont déjà : des dates d’événements d’une histoire sainte qui est le temps du salut.

* Dominicain de la Province de Toulouse, enseigne actuellement l’ecclésiologie et les sacrements à l’Université de Fribourg. Dans le prolongement de son traité d’ecclésiologie fondamentale, Le sacrement de la communion, Éd. Universitaires, Fribourg-Cerf, Paris – 1998, il a approfondi la théologie de l’œcuménisme et les questions du dialogue interreligieux. Membre du comité de rédaction de la Revue Thomiste, il vient d’y produire un article de fond en ce domain, Être ordonné à l’Unique Église du Christ. (R.T. vol. 102, 2002–1, p. 5–41)


  1. Cf. Homélie pour la clôture de la Semaine de l’unité, 25 janvier 1986, Documentation catholique (DC) nº 1913, 2 mars 1986, p. 233–235.
  2. Cf. Décret Apostolicam actuositatem nº 14 : « Parmi les signes de notre temps, il faut noter particulièrement ce sens croissant et inéluctable de la solidarité de tous les peuples, que l’apostolat des laïcs doit développer et transformer en un désir sincère et effectif de fraternité. »
  3. Ce n’est peut-être pas sans signification que Jean-Paul II, dans l’annonce de la première rencontre d’Assise faite dans la basilique Saint-Paul-hors-les-murs le 25 janvier 1986, ait rappelé qu’en ce lieu même, son prédécesseur avait annoncé la convocation de Vatican II à la surprise générale. Cf. DC 1986, p. 233.
  4. Cf. le discours de Jean-Paul II pour l’accueil des représentants religieux : « Nous voulons apporter notre contribution pour éloigner les nuages du terrorisme, de la haine, des conflits armés, nuages qui se sont particulièrement accumulés ces derniers mois à l’horizon de l’humanité. » In Osservatore romano, 29 janvier 2002, p. 3 (nº 1 ; voir aussi nº 3).
  5. Jean-Paul II, Audience générale du 22 octobre 1986, DC 1986, p. 1065.
  6. Jean-Paul II, Angelus du 20 janvier 2002, Osservatore romano (langue française) du 22 janvier 2002, p. 1.
  7. Jean-Paul II, discours d’accueil des participants, le 24 janvier 2002 à Assise, Osservatore romano (langue française) du 29 janvier 2002, p. 3, nº 3.
  8. Par ex. discours à l’audience générale du 22 octobre 1986, nº 4 : « Ce qui aura lieu à Assise ne sera certes pas du syncrétisme religieux, mais une attitude sincère de prière à Dieu dans le respect réciproque. » Allocution de Jean-Paul II du 27 octobre 1986, nº 2, DC 1986, p. 1070 : « Le fait que nous soyons venus ici n’implique aucune intention de chercher un consensus religieux entre nous, ou de mener une négociation sur nos convictions de foi (…) Ce n’est pas non plus une concession au relativisme… ». Angelus du 20 janvier 2002 : « La journée de prière pour la paix n’entend en aucune façon céder au syncrétisme religieux. » Osservatore romano (langue française) du 22 janvier 2002, p. 1, nº 2. Discours d’accueil des représentants religieux à Assise, le 24 janvier 2002, : « … un dialogue constructif dans lequel chacun, sans verser dans le relativisme ni dans le syncrétisme, prend une conscience plus vive… ».
  9. Jean-Paul II, discours à l’audience générale du 22 octobre 1986, nos 2 à 4.
  10. Jean-Paul II, discours d’accueil des responsables religieux, Assise, 27 octobre 1986, nº 1. DC 1986, p. 1070.
  11. Jean-Paul II, discours d’accueil des représentants religieux, Assise, 24 janvier 2002, nº 6. Osservatore romano (langue française), 29 janvier 2002, p. 3.
  12. Jean-Paul II, discours d’accueil des responsables religieux, Assise, 27 octobre 1986, nº 2. DC 1986, p. 1070.
  13. Jean-Paul II, Allocution du 6 avril 1986, DC 1986, p. 530.