Janvier–Mars 2003

Visages de Rome
Les obélisques de Rome

Pierre-Yves Fux

Les places de la Rome des Papes sont ornées de douze obélisques antiques : sept datent du temps des Pharaons, cinq de l’Antiquité romaine.

D’Auguste à Constance II, les Empereurs avaient fait amener d’Égypte nombre de ces monolithes, taillés de leur temps dans le granit d’Assouan, ou monuments du passé arrachés aux temples pharaoniques. À la Renaissance, ces anciens symboles solaires deviendront, magnifiés, comme les bornes de la Rome de Sixte-Quint.

Au prix de prouesses techniques – construction de bateaux et d’échafaudages spectaculaires, chantiers avec des centaines d’auxiliaires –, les obélisques romains n’ont cessé d’être déplacés, redressés, restaurés. L’érection de quatre obélisques sous Sixte-Quint et de sept autres par ses successeurs (dont trois par Pie VI) marque un des aspects spectaculaires de la « Renaissance » de Rome. Le premier qui avait orné Rome de tels trophées fut l’empereur Auguste : en 10 av. J.-C., il en fit venir deux, dont l’un servira de gnomon pour un grand cadran solaire dessiné sur le sol du Champ de Mars (des restes en ont été retrouvés sous l’église San Lorenzo in Lucina) et l’autre sera dressé dans le Cirque Maxime; il fit aussi réaliser deux obélisques, plus petits, pour son mausolée. Ces monuments ornent maintenant les piazze Montecitorio, Esquilino, Cavallo et del Popolo. Près de quatre siècles plus tard, le fils de Constantin, comme pour démontrer que l’Empire n’était pas décadent, fit venir à Rome un dernier obélisque, plus grand que tous les autres, qui fut dressé dans le Cirque Maxime à côté de celui d’Auguste : le colosse de la place Saint-Jean-de-Latran.

Le seul obélisque qui n’ait pas été détruit ou abattu dans les siècles qui suivirent la chute de l’Empire fut celui du Vatican : Caligula l’avait fait venir en 37 av. J.-C. pour orner l’axe du cirque construit là où s’élève aujourd’hui la basilique Saint-Pierre. Il était resté sur son socle antique, précédant une des rotondes de la basilique de Constantin (remplacée aujourd’hui par la sacristie de la basilique Saint-Pierre). Ce, jusqu’au jour où Sixte-Quint réalisera effectivement le projet de son prédécesseur Grégoire XIII : déplacer un peu le monolithe pour le placer au centre de la place précédant la nouvelle basilique.

Place Saint-Pierre, 10 septembre 1586

Cela s’annonçait comme l’événement de l’année. Tout le popolo romain était accouru, fasciné et un peu effrayé. La consigne avait été celle du silence absolu, sous peine de mort. Les 900 ouvriers devaient pouvoir entendre les ordres de leurs chefs. Et ils avaient tous communié à la Messe du matin. En déplaçant le monument resté en place pendant seize siècles, le Pape faisait preuve d’audace, prenant même le risque de réveiller un fantôme : ne répétait-on pas depuis des générations que la sphère de bronze fixée au sommet du monolithe contenait les cendres de Jules César ?

Caesar, tantus eras, quantus et orbis – sed nunc in modico clauderis antro. « César, tu étais aussi grand que l’est même le monde, mais maintenant, tu es enfermé dans une petite caverne », disaient deux vers latins du Moyen-Âge. L’obélisque, tout lisse, était en soi un mystère, qui pouvait receler quelque diablerie, comme le laissent entendre d’autres vers latins :

Si lapis est unus, dic qua fuit arte levatus – et si sunt plures, dic ubi contigui. « Si c’est un seul bloc de pierre, dis par quel moyen il a été dressé, et si ç’en est plusieurs, dis où sont leurs jointures. »

La délicate opération ordonnée par Sixte-Quint risquait soit de détruire l’une des merveilles de Rome, mirabilia Romae (mais sans effacer, bien au contraire, les légendes qui y étaient attachées), soit de démythifier l’objet en rehaussant le prestige de la Rome des Papes. La première hypothèse se serait vérifiée, si un nommé Bresca n’avait pas bravé l’interdit en criant : « Acqua alle corde ! » Il avait vu les cordes fumer, chauffées par le frottement – que ces pièces du dispositif de levage se rompent ou prennent feu, et tout allait échouer, avec des morts, des blessés, et probablement la destruction du monument…

Originaire de San Remo, l’ouvrier obtiendra pour sa famille et tous ses descendants le privilège de fournir le Saint-Siège en palmes pour le Dimanche des Rameaux. Quant aux autorités civiles, elles recevront de Sixte-Quint la prétendue tombe de César, sphère vide, griffée cinquante ans plus tôt par les tirs des soudards luthériens de Charles-Quint, lors du sac de Rome. On peut la voir et la toucher dans les Musées Capitolins.

Les quatre obélisques de Sixte-Quint

Auteur de la prouesse du 10 septembre 1586, architecte et ingénieur, Domenico Fontana, rédigera un traité Sur la manière utilisée pour transporter l’obélisque Vatican et sur les constructions de notre seigneur Sixte-Quint. Il fera établir dans les palais du Vatican le Salone Sistino (partie visitable de la Bibliothèque Vaticane, dans le circuit des Musées) dont la décoration à grotesques encadre des panneaux racontant, outre l’histoire du livre à travers les civilisations, l’œuvre d’urbaniste de Sixte-Quint, qui entre 1585 et 1590 changea le visage de Rome. Une rétrospective analogue se trouve dans le Salon des Obélisques du Palais du Latran.

Après le succès du déplacement de l’obélisque du Vatican, Fontana transportera l’un des obélisques du mausolée d’Auguste sur la place de l’Esquilin (derrière la basilique Sainte-Marie-Majeure : 1587) avant de s’attaquer aux deux obélisques du Cirque Maxime : d’abord, celui de Constance II, brisé en trois morceaux, amené jusqu’au Latran (1588), puis celui d’Auguste, jusqu’à la porte Flaminia (1589), au départ du « Trident », trois routes partant de là selon le nouveau plan directeur de Sixte-Quint.

Les inscriptions en hiéroglyphes, païennes et réputées magiques, étaient la source de superstitions et de craintes au sein du popolo romain. L’obélisque du Vatican en était dénué, mais, on l’a vu, était l’objet d’autres légendes encore. Sixte-Quint exorcisera donc, l’un après l’autre, ces obélisques et, au Vatican, il placera même des reliques de la Vraie Croix au sommet du monolithe redressé Place Saint-Pierre – à la place de « César ».

À Rome, l’un des instruments de l’autorité est aussi l’inscription monumentale : Sixte-Quint fera graver des textes sur les piédestaux des quatre obélisques. Ceux du Vatican sont célèbres : Christus vincit – Christus regnat – Christus imperat (« le Christ vainc – règne – commande »), avec une prière sur la quatrième face : « Que le Christ défende son peuple de tout mal ! » (Christus ab omni malo plebem suam defendat). Une inscription, invisible, placée au sommet de l’obélisque, précise : « À la très-sainte Croix, Sixte V, souverain pontife, consacra [cet obélisque] enlevé à son emplacement précédent et pris à bon droit à César-Auguste et à Tibère en 1586. »

D’autres inscriptions de Sixte-Quint font parler les obélisques à la première personne. Celui de l’Esquilin se réjouit d’avoir été ôté au mausolée d’Auguste pour honorer la Crèche du Christ, né sous ce règne.1 Sur les piédestals des autres obélisques se trouvent également des inscriptions religieuses et historiques. Celle de la piazza del Popolo, foudroyée, durant le Jubilé de 1983, faisait allusion à l’église Sainte-Marie-du-Peuple toute proche, l’obélisque disant sa joie de se dresser devant le sanctuaire de celle qui fit naître le « Soleil de Justice ». La redécouverte du sens des hiéroglyphes permit de constater un étonnant chassé-croisé par-delà presque trois millénaires : Ramsès II avait fait inscrire sur le monolithe : « Le ciel des dieux est satisfait de ce qu’a réalisé le fils du Soleil Séthi Ier , aimé comme le soleil par les esprits d’Héliopolis. »

Quand Champollion vint à Rome, il n’eut de cesse d’aller lire les hiéroglyphes des obélisques, restés muets depuis les temps de l’Empire. Le géant du Latran révéla ainsi qu’il était en fait le monument le plus ancien de Rome, bien antérieur aux légendaires Enée et Romulus : Thoutmosis III le fit réaliser, couché et 35 ans plus tard, son petit-fils Thoutmosis IV fit descendre le Nil à ses 552 tonnes de ce monolithe, pour l’ériger enfin à Thèbes (temple de Karnak). Avant de reposer sur le piédestal de Sixte-Quint, l’obélisque avait été placé sur celui de Constance II, où une inscription précisait que le monument qu’Auguste avait renoncé à transporter à Rome avait été déplacé par Constantin, mais qu’il était resté 20 ans à quai, à Alexandrie, avant que lui l’amenât, en 357.

Les trois obélisques baroques

Après les temps de l’austère et solennelle affirmation de la foi viendra le développement baroque de la Contre-Réforme. Les piédestals des trois obélisques érigés par Innocent X (1651), Alexandre VII (1677) et Clément XI (1711) sont des fontaines et des statues et peu à peu, le sens symbolique disparaît derrière la valeur purement décorative que prend l’obélisque dit Macutéen, placé sur la fontaine qui fait face au Panthéon.

Les deux monuments précédents avaient été conçus par le Bernin, et gardaient un sens allégorique : la fontaine des fleuves, sur la piazza Navona, qui évoque la propagation de la foi dans l’ensemble du monde,2 et l’éléphant de la piazza della Minerva. L’animal qui porte l’obélisque sur son dos fut sculpté par Ercole Ferrata (auteur de l’ange porteur de la Croix, sur le pont Saint-Ange). Le monument dans son ensemble fut dessiné par le Bernin, tandis que l’inscription est l’œuvre du pape Alexandre VII : « De la savante Égypte, tu vois ici les figures gravées sur l’obélisque, portées par l’éléphant, le plus fort des animaux sauvages – comprends-en la leçon : c’est à un esprit vigoureux qu’il appartient de porter une dense sagesse. » (Sapientis Aegypti / inscultas obelisco figuras / ab elephanto / belluarum fortissima / gestari quisque hic vides / documentum intellige / robustae mentis esse / solidam sapientiam sustinere.)

Les trois obélisques de Pie VI

Le Pape que la Révolution française fera mourir en exil orna la ville de trois autres obélisques, en 1786 (l’obélisque du Quirinal, jumeau de celui de l’Esquilin), 1789 (l’obélisque de la Trinité-des-Monts) et 1792 (l’obélisque de Montecitorio). Les inscriptions des piédestals ne sont alors plus religieuses ni symboliques, mais purement profanes.

Celle du Quirinal constitue même une fanfaronnade tout à fait surprenante. La place précédant le palais d’été des Papes (aujourd’hui siège de la Présidence italienne) était ornée de statues de Castor et Pollux, copies romaines dont on croyait qu’elles étaient des originaux de Phidias et de Praxitèle. Après une tentative infructueuse en 1783, Pie VI réussit à les faire écarter suffisamment pour placer entre elles le second obélisque du mausolée d’Auguste.

Sur sa base, il fit inscrire : « Au milieu des très grandes statues d’Alexandre, je témoignerai à quel point celui-là est inférieur à Pie » (Inter Alexandri medius qui maxima signa / testabor quanto sit minor ille Pio). Même si l’ironie se retournera vite contre le malheureux Pape, les Jacobins qui occupaient Rome craignirent une identification moqueuse entre Alexandre le Grand et Napoléon. On peut constater de visu que la fin de l’inscription, censurée, fut refaite : testabor grandia facta Pii (« je témoignerai des grandes réalisations de Pie »).

L’obélisque Sallustien, en haut des escaliers partant de la Place d’Espagne, fait lui aussi partie d’une scénographie spectaculaire. Il s’agit d’une copie romaine (refaite d’après l’obélisque Flaminien qui se dresse sur la piazza del Popolo : certains hiéroglyphes sont maladroitement recopiés à l’envers). Là également, le piédestal est politique, et censuré – mais cette fois, il s’agit de Mussolini qui avait voulu faire du monument un « autel » de travertin pour les morts fascistes (le piédestal de Pie VI se trouve maintenant dans les jardins du Capitole). Cet obélisque qui provenait des jardins de Salluste (aux alentours de Via Veneto) gisait près de la Scala Santa, au Latran, et Clément XII avait tenté en vain de le redresser en 1734.

Les derniers obélisques romains

Avec les obélisques de Pie VI est parachevée l’œuvre urbanistique et monumentale de Sixte-Quint, deux siècles plus tôt. D’autres capitales du monde imiteront le Pape du 10 septembre 1586 : Napoléon, à la manière des Empereurs de Rome, arrache un obélisque à l’Égypte et l’érige en trophée là où avait été guillotiné Louis XVI. Et les États-Unis d’Amérique ne se contenteront pas de leur « Capitole », ils voudront aussi à Washington un obélisque, géant (169 m, soit quatre fois la hauteur de celui du Vatican), qui n’est pas un monolithe de granit, mais une tour de marbre blanc dotée d’un ascenseur ! À Rome même, Mussolini tentera de singer les Empereurs et les Papes, érigeant l’obélisque « Mussolini Dux » sur son Forum du même nom ainsi que celui de l’E.U.R., l’« obélisque Marconi » commencé en 1936 et achevé en 1959. Une certaine décadence avait déjà commencé avec le treizième obélique antique, égyptien, découvert en 1883 près de Santa Maria sopra Minerva : on le dressa près de la gare Termini, comme monument aux morts, aux pieds duquel Mussolini fit mettre un temps le trophée de guerre éthiopien du « Lion de Juda ». On range parfois dans la liste des obélisques romains la stèle ramenée de la ville éthiopienne d’Axum en 1937 – sa restitution est envisagée prochainement, cinquante ans après celle de la statue en bronze du « Lion de Juda ». Mussolini, encore, eut pour résidence romaine la Villa Torlonia (jardin public depuis 1977), sur la Nomentane : là avaient été érigés en 1842, lors d’une belle fête publique, deux obélisques provenant… du lac Majeur, en présence de Grégoire XVI et de Louis Ier de Bavière.

Le dernier « vrai » obélisque romain est celui que Pie VII installa sur le Pincio, l’obélisque « Aurélien », qu’Hadrien fit réaliser pour orner l’entrée du temple dédié à Antinoüs (sur le Palatin), qu’il avait divinisé après sa mort. L’empereur Elagabal déplaça l’obélisque dans le cirque construit sur son domaine du Sessorium (futur palais de l’impératrice Hélène, qui en fera la basilique Sainte-Croix-en-Jérusalem). Après sa redécouverte, Urbain VIII le fit mettre devant le palais Barberini en 1632, d’où il fut déplacé en 1773 : les Barberini trouvant qu’il gênait le passage des carrosses, ils l’offrirent à Clément XIV qui, ne sachant qu’en faire, le plaça un temps dans la cour de la Pigna, au Vatican.

Cet obélisque « voyageur » qui finit dans un parc public a connu un destin semblable au premier obélisque romain mis en place à l’époque moderne : l’obélisque Mattéien, l’un des moins connus de Rome et le plus petit de tous (2,7 m de haut – contre plus de 45 m pour l’obélisque du Latran) – en fait, il est tronqué, et l’on a reconstitué la partie inférieure avec une colonne de granit égyptien. En 1582, peu avant les travaux titanesques de Sixte-Quint et de Fontana, le Sénat avait décidé d’offrir ce monument du temps de Ramsès II (qui se trouvait sur le Capitole au moins dès le début du Quatrocento) au noble Cyriaque Mattéi, qui en fit l’ornement de la villa Celimontana (place de la Navicella, sur le Célius). Jusqu’en 1890, les ducs Mattéi ouvrirent leurs jardins une fois l’an, le Vendredi saint, aux pèlerins qui sur les pas de saint Philippe Néri faisaient le tour des sept églises et leur offraient une collation dans ces jardins (ouverts au public depuis 1928).

Le destin de ces monuments de l’ancienne Égypte, ornements parfois symboliques, parfois utilitaires (cadran solaire), parfois sacré (reliquaire de la Croix), présente la même diversité qu’ils avaient dans l’Antiquité romaine, où ils furent autant des trophées que des ornements sacrés, parfois imités avec plus ou moins de bonheur. L’égyptomanie n’est pas que moderne : on avait des temples d’Isis à Rome et il se créa dans cette ambiance une statuaire égypto-romaine. Rome possède même une pyramide, au sud de la ville : le monument funéraire de Caïus Sestius, incorporée dans la muraille d’Aurélien. Quant aux obélisques que Rome avait arraché à la vallée du Nil, il en est un – le quatorzième, aussi ancien que celui du Latran – qu’elle s’est fait prendre à son tour : il se trouve maintenant dans l’amphithéâtre des Jardins Boboli, à Florence.

Nom
hauteur (avec socle)
Rome moderneRome antiqueÉgypte
Mattéien
2,7 m (12,2 m)
Sénat romain (1582),
Villa Celimontana
?
Iséum du Capitole ?
Ramsès II (1304–1238)
Vatican
25,4 m (40,3 m)
Sixte-Quint (1586),
Saint-Pierre
Caligula (37 ap. J.-C.),
Cirque de Caligula
?
Esquilin
14,8 m (26 m)
Sixte-Quint (1587),
piazza Esquilino
Auguste (27 av. J.-C.),
Mausolée
Latran
32,2 m (45,7 m)
Sixte-Quint (1588),
Latran
Constance II (357),
Cirque Maxime
Thoutmosis III & IV (XVe s.)
Flaminien
23,9 m (36,4 m)
Sixte-Quint (1589),
piazza del Popolo
Auguste (10 av. J.-C.)
Cirque Maxime
Séti Ier & Ramsès II (1200)
Agonal
16,5 m (30 m)
Innocent X (1651),
piazza Navona
Domitien (81–96), Iséum ?
puis Maxence, Cirque
de la Minerve
5,5 m (12,7 m)
Alexandre VII (1677),
piazza della Minerva
?
Iséum, Champ de Mars
Psammétique II (594–588)
Macutéen
6,3 m (14,5 m)
Clément XI (1711),
piazza della Rotonda
?
Iséum, Champ de Mars
Ramsès II (1304–1238)
Quirinal
14,7 m (29 m)
Pie VI (1786),
piazza Cavallo
Auguste (27 av. J.-C.),
Mausolée
Sallustien
13,9 m (30,5 m)
Pie VI (1789),
Trinité des Monts
?
Jardins de Salluste
Campestre
21,8 m (33,3 m)
Pie VI (1792),
piazza Montecitorio
Auguste (10 av. J.-C.),
Horologium, Champ de Mars
Psammétique II (594–588)
Aurélien
9,2 m (17,3 m)
Pie VII (1822),
Pincio
Hadrien (130–138), Palatin
puis Elagabal, Sessorium
de Dogali
(6,2 m)
 (1887) puis (1925),
Termini
?
Iséum, Champ de Mars
Ramsès II (1280)

  1. Cf. Kephas no 1 (2002), p. 75–80, en part. p. 77.
  2. Cf. Kephas no 4, p. 139–144. Cet obélisque porte le cartouche de l’empereur Domitien qui, comme les premiers Césars, était encore formellement Pharaon, en un temps où les prêtres d’Égypte savaient encore lire les hiéroglyphes !